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Nous connaissons donc, depuis dimanche soir, la configuration de second tour.

La France Insoumise (FI), avec 19,58 % au niveau national (résultats définitifs : cliquez ici), se place clairement dans le camp d’une dynamique démocratique et sociale naissante, rassemblant l’opposition populaire à l’ultralibéralisme tandis que les partis socialiste (PS) et Les Républicains subissent un effondrement tant en nombre de voix qu’en %. Cet événement majeur redessine durablement le paysage politique dans le camp progressiste.

Avec 19,6 % au niveau régional (Hauts de France), FI est en seconde position derrière l’extrême droite et représente ainsi dans la Région la première force de progrès social, écologiste et républicaine, de même que dans la Somme où elle se situe en troisième position derrière Emmanuel Macron, avec 18,6 %. Saluons aussi le magnifique score obtenu à Amiens : 24,9 %.*

La présence forte sur le terrain de la France Insoumise, dont les militants locaux n’ont eu de cesse d’arpenter les quartiers à la rencontre de la population, dont la caravane est venue au Pigeonnier (août) et à Etouvie (avril), a payé.

Surtout, ces hauts scores enregistrés traduisent une intelligence collective construite autour du programme « L’Avenir en commun », notamment parmi la jeunesse et les quartiers populaires. Ils expriment une exigence de souveraineté politique populaire.

Bien évidemment, pour le second tour, chacun votera en conscience. Bien évidemment, la candidate de la haine et de la division de nos concitoyen-ne-s ne doit pas l’emporter. Elle ne l’emportera d’ailleurs pas. Bien évidemment, parmi les électrices et les électeurs qui ont choisi Jean-Luc Mélenchon à cette élection, personne n’est dupe du sale coup qui est en train de se jouer. L’extrême droite, une fois de plus, servira à mieux asseoir le candidat de la finance, qui a déjà annoncé qu’il gouvernerait par ordonnances pour imposer la casse sociale. Avec le Président Macron, c’est la poursuite acharnée d’une logique libérale dont la loi El Khomri n’est qu’un pâle avant-goût.

Mais encore faut-il qu’Emmanuel Macron ait une majorité parlementaire pour gouverner ! Or rien n’est joué. Et la France Insoumise, première force politique de résistance, en France comme dans notre région et ses départements, sera l’outil indispensable pour protéger le monde du travail, les associations d’intérêt général, les territoires délaissés et le « commun ». Les électrices et les électeurs ne s’y sont pas trompés en plaçant Jean-Luc Mélenchon non loin de 20 %. Il nous faut poursuivre cet élan dans les urnes et dans la rue !

La phase de la présidentielle sera suivie des législatives. Nous serons certes présents au troisième tour social, qui se fera dans la rue, mais nous y serons plus forts pour peu qu’un socle solide nous représente aussi à l’Assemblée nationale.

D’ores et déjà, nous appelons aux rassemblements qui se produiront en faveur de la démocratie, de la République et du progrès social notamment à Amiens le 3 mai à 18h30 contre l’extrême droite, et dans toutes les cités de la Somme le 1er Mai. Nous appelons toutes celles et tous ceux qui se sont emparés de « L’Avenir en commun » à poursuivre le combat mené ces dernières semaines et à l’amplifier pour les élections législatives. On lâche rien !

* Et notamment à Etouvie, où le taux d’abstention est beaucoup moins élevé qu’aux précédents scrutins et partout très supérieur à 50 %, certains bureaux plaçant le candidat de la France Insoumise largement en tête : 50,6 % à Louise Michel. Jean-Luc Mélenchon est systématiquement en tête à Amiens Nord : 37,1 % à Albert Camus (Pigeonnier), 30,9 % quartier Saint-Ladre, près de 29 % dans un bureau du quartier Saint-Pierre, etc.… .

 

Les candidat-e-s titulaires investis par France Insoumise (FI)

aux élections législatives des 11 et 18 juin 2017 dans le département de la SOMME :

Cédric MAISSE (80-02),

Isabelle BRUSADELLI-DORION (80-03),

Christophe HERTOUT (80-04),

Olivier SPINELLI (80-05)