UNE SEMAINE A L’ASSEMBLEE DES DEPUTE.E.S FRANCE INSOUMISE

L’édito du Parti de Gauche

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Source image : LCP / AFP

Lundi 25 septembre :

Non à la vente à la découpe d’un fleuron industriel français

Siemens s’apprête à absorber la branche transports d’Alstom avec le soutien du gouvernement français.

En 2015, l’État a déjà perdu le contrôle des turbines utilisées pour les parcs d’éoliennes et dans les industries stratégiques en vendant la branche énergie à General Electric.

Il s’apprête aujourd’hui à offrir le savoir-faire ferroviaire français au pavillon allemand et menace de céder le contrôle du chantier naval STX.

Emmanuel Macron poursuit sa vente à la découpe des fleurons de l’industrie française, au prix d’une perte de contrôle de l’État sur les brevets, et au mépris des enjeux sociaux et écologiques dans lesquels la filière ferroviaire occupe une place centrale.

Le groupe parlementaire La France insoumise s’indigne de ce nouveau coup porté à notre souveraineté industrielle.

Le groupe La France insoumise invite les autres groupes parlementaires à se joindre à lui pour demander une commission d’enquête.

 

Mardi 26 septembre :

Écologie : le gouvernement est dans un déni de réalité

« Make Our Planet Great Again ». Un joli coup de com’ qui a transformé le Président Macron en un écologiste de premier rang aux yeux de la communauté internationale. L’objectif du gouvernement : donner à la France un statut de start-up nation verte, leader international de son secteur.

Mais la réalité est toute autre. Le gouvernement se paye notre tête et notre santé !

Les discussions des Etats-Généraux de l’alimentation sont dirigées par l’agro-industrie, et le ministre de l’Agriculture vient d’annoncer la suppression des aides au maintien de l’agriculture biologique. Concernant le glyphosate et, de fait, le Roundup de Monsanto, le gouvernement recule à nouveau. Il s’emmêle et se contredit dans sa communication : finalement, on se dirigera peut-être vers un plan de sortie, peut-être pas pour tout le monde, et sans date précise. Que faisons-nous des paysans qui mourront par centaines d’ici là ? Que disons-nous à nos concitoyens qui s’empoisonnent dès le petit-déjeuner ?

La fin de l’exploitation des hydrocarbures en France sera « progressive », et ne concerne que 1% de la consommation nationale. D’autant que, discrètement, Nicolas Hulot vient de prolonger un permis d’exploration de pétrole en Guyane. Et le gouvernement a autorisé la mise en œuvre de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada nommé CETA, dénoncé pour sa nocivité autant écologique que sociale.

Le gouvernement est-il dans un déni de réalité ou a-t-il renoncé définitivement à sa dignité ? Ils se moquent de nous. Ils se moquent de notre santé, du réchauffement climatique et de la transition écologique. Ils cèdent à tous les lobbies, s’empressent de rassurer la FNSEA et les industriels du pétrole et des mines, reçus à l’Elysée.

L’urgence ne peut pas se satisfaire d’un ravalement de façade à coup de peinture verte. Nous exigeons de vraies mesures pour une politique écologique radicale : une agriculture biologique, des circuits-courts, une alimentation saine, des transports en commun accessibles à tous, 100% d’énergies renouvelables. Nous souhaitons établir une règle verte qui empêche de prendre plus à la nature que ce qu’elle ne peut renouveler en un an. En somme, des politiques qui bénéficient à la planète et aux citoyens, plutôt qu’aux industriels et aux médias internationaux.

 

Jeudi 28 septembre :

Le groupe LFI présentera un contre budget

Mercredi 27 septembre, le gouvernement a annoncé le budget le plus injuste socialement et le plus austère de la 5e République.

Les plus riches, surtout les détenteurs du capital, se voient gavés de cadeaux fiscaux. Les plus pauvres seront encore plus pauvres ainsi que quasi tous les retraités. La baisse des dépenses publiques va toucher des secteurs aussi essentiels que le logement, l’emploi, la santé. Une saignée attend les collectivités locales.

Le gouvernement dit attendre que cette politique en faveur des plus riches crée de l’emploi. Comme depuis vingt ans, c’est l’inverse qui va se produire.

Un autre choix est possible. C’est ce que montrera le groupe «La France insoumise» en présentant son contre budget fin octobre avant le vote en première lecture à l’Assemblée nationale.

 Parti de Gauche (Paris, 29 septembre 2017)